Réveil électoral

Ma montre est tombée de mon chevet. Elle s’est cassée et a arrêté le temps. Comme dans un mauvais polar.

Ça dit l’heure de ma mort.

Ça d’l’air que le printemps est fâché. Il arrête pas de venter. Je comprends. Quand t’es prisonnier dans la glace depuis trop longtemps. Quand t’as trop froid dans le cœur. Quand t’es ignoré sans consentement, tu finis un lundi minuit par te réveiller. Par pleuvoir, par venter.

Par gueuler que c’est peut-être pas toujours de ta faute. Regardez!

Je sais que je fais des métaphores saisonnières, c’est pas très original, mais bon. Que l’hiver dure vingt ans, que ceux qui ont déjà tout vu vous dise de rentrer, de vous grouiller parce que l’émission recommence à la TV, d’aller vous coucher, y’en aura toujours un pareil.
J’ai peut-être l’air folle toute seule dehors, au grand vent. Mais en attendant, je pelte la neige pour la mettre dans la rue. Je sèche-cheveux la neige. Je mets mes souliers, j’enlève mon manteau. En attendant, je fais semblant qu’il fait chaud. Pour pas rentrer me coucher.

Anyway, c’est pas parce qu’une montre se brise dans une chambre sur Ontario que toutes les horloges cessent de tourner.

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